architecture bois Jean Julien-Laferriére
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construire
avec le bois
Nov 2007

Etude de cas

Extension et surélévation
en région parisienne

cndb

Issy-les-Moulineaux (92), reconstruction et extension

Ce projet crée un lien entre plusieurs éléments existants. Par sa souplesse, la structure bois réalisée sur site, s’est imposée sur une parcelle d’accès difficile.
  • le programme

    Création de surfaces habitables sur
    3 niveaux en réunissant 4 parcelles tout en
    conservant de petits bâtiments existants,
    afin d’accueillir une famille de 4 enfants.

  • les propriétaires

    M. et Mme BARDINET,
    Issy-les-Moulineaux (92).

  • les intervenants

    J. LAFERIERE et Associés
    M. Jean-Julien LAFERIERE, architecte,
    Lyon 5ème (69).
    M.G. Charpente,
    M. Jorge DURO, Angervilliers (91).

  • le choix contructif

    La construction est constituée de
    panneaux d’ossature bois, de plancher
    bois et d’une charpente en arc lamellé
    collé supportant des panneaux sandwich
    autoporteurs, gardés apparent en sous
    face. Bardage extérieur en pin rétifié®.

1 Le rez-de-chaussée en travaux.
2 Vue sur la rue avant les travaux;
la petite maison en R+1 sera
conservée pour faire le lien entre
l’avant et l’après travaux.
3 La petite maison éventrée,
en cours de travaux.
4 La partie du rez-de-chaussée,
conservée pendant les travaux.
5 Vue du projet après les travaux.

Un programme complexe
dans un lieu compliqué

M. BARDINET, propriétaire

“On a acheté un premier bâtiment dans
une co-propriété qui comptait 4 entités,
pour loger une jeune fille qui s’occupait de
nos enfants. Un co-propriétaire a libéré un
2ème morceau qu'on a pu acheter au
terme d’un processus qui a duré 2 ans,
puis on a pu acheter le 3ème lot. C'est à
dire que l'ensemble acquis comprenait
trois lots : un petit bâtiment en briques, un
vieux local dégradé, et un bâtiment de
40m2 découpé en 2 logements. La complexité
venait d’une part du très mauvais
état de l'ensemble, et d’autre part par la
volonté du dernier co-propriétaire ayant
vendu l’intégralité de son lot, tout en
conservant le droit d’en habiter une moitié
y compris pendant les travaux. On a coupé
ce bâtiment. La moitié restante est à l’intérieur
du nouveau qui le coiffe.
À Issy-les-Moulineaux, ville très industrielle,
cette zone a été longtemps un lieu
d’habitations ouvrières.

Ces maisons, ni belles ni moches, montées de bric et debroc, sont typiques et je voulais garder lapetite maison en l’état.Par ailleurs nous avons 4 enfants, et nous voulions qu’ils habitent tous au même niveau. Ce n’était pas possible, aussi nous avons rajouté un escalier pour raccorder un morceau du 2ème étage au premier, de façon à former un ensemble de vie collectif pour les enfants. Il y a un ensemble de vie parentale au 2ème étage, un ensemble de vie familial au RDC”.

coupe toiture

toiture
Zinc
Panneau fibre de bois résineux Phaltex 19mm
Panneau sandwich Sapisol (épicéa 22mm+
polystyrène 176mm+ épicéa 22mm)
Arc lamellé collé (120/230)

mur exterieur
Bardage bois pin rétifié
Tasseaux
Lame d’air
Pare-pluie
Panneau OSB 10mm
Ossature BM (45/120)
Isolation laine minérale 120mm
Pare-vapeur
Plaque BA 13mm sur rail

plancher
Parquet
Panneau OSB 20mm
Isolant laine minérale 200mm
Solive BM (75/225) entraxe 450mm
Plaque BA 13 sur rail
Poutre lamellée collée (120/450)

Jean- Julien LAFERIÈRE,
architecte

Pourquoi le bois ?

“Il s'est imposé comme la seule solution technique dans un contexte aussi complexe.L’accès proprement dit est une impasse habitée,
sans stockage possible. Il a fallu prendre en compte l’organisation du chantier dans la conception, ainsi que les contraintes du règlement d’urbanisme : trois limites séparatives et des règles de prospect strictes. L’architecte conseil de la mairie d’Issy-les-Moulineaux.
Nous a aidé à faire aboutir ce projet, a validé l’esquisse et nous
a aidé pour les normes de stationnement.
Le volume par lui-même est la résultante de ces contraintes. J’ai simplement essayé de lui donner une certaine personnalité, en respectant le petit bâtiment en briques. Plus on s’élève, plus on trouve de l’éclairement naturel et de la vue. Le RDC est un peu plus triste à vivre comme on ne pouvait avoir des vues principales que d’un seul côté, la pièce principale de séjour profite de l’éclairement naturel par un éclairage zénithal. La toiture en courbe est à la fois une contrainte d’urbanisme et un choix. En fond de parcelle, la ligne de prospect était stricte, puisqu’il fallait respecter la moitié de la hauteur, le fameux d = h/2, ne pas avoir de vues directes, d'où un volume habitable intéressant sur une surface habitable optimum, la ligne d = h /2 tangente la courbe du toit.” 1 2

Le chantier

Contrairement aux exemples où il y a eu conception d’ingénierie et travail de préparation pour intervenir dans un temps record afin de mettre hors d’eau l’extension, ici les contraintes dimensionnelles étaient si nombreuses qu’il ne paraissait pas raisonnable de préfabriquer les panneaux.
De plus, il n’y avait pas de lieu de stockage possible, le charpentier prenait ses côtes au fur et à mesure, travaillait en atelier, préparait ses éléments et venait les poser. Comme il est impossible de rentrer dans l’impasse avec un camion de plus de 3,5t (et que les engins de levage ne rentraient pas dans la rue), des dizaines de rotations ont été faites à la main, jusqu’au 2ème étage. Pour le deuxième bâtiment, on a commencé par ne démolir que la moitié de la charpente, pour conserver la partie au-dessus de la personne qui ne voulait pas déménager, de façon à éviter les infiltrations.On a complètement ouvert le bâtiment en briques de façon à communiquer avec l’extension, en tenant compte des différences de niveaux de planchers,
des contraintes urbanistiques de hauteur (la parcelle est toute petite, et on est au fond d’une impasse) et des contraintes de R+1 qui devait être à 3,2m de façon à passer au-dessus du bâtiment en RDC à conserver.des contraintes urbanistiques de hauteur (la parcelle est toute petite, et on est au fond d’une impasse), et des contraintes de R+1 qui devait être à 3,2m de façon à passer au-dessus du bâtiment en RDC à conserver.Il ne restait ensuite que peu de hauteur libre.Le principe constructif est assez simple, des poteaux là où on a pu en implanter, et des poutres en lamellé collé qui reprennent les panneaux des murs. Certains poteaux ont été descendus dans la cuisine du logement maintenu sur place.Les propriétaires antérieurs avaient commencé à abaisser le niveau du sol de la cave. Les caves étaient réparties entre 4 copropriétaires, pour 30m², et sur un morceau du sol, ils avaient descendu le niveau du sol de 40cm en-dessous du niveau des fondations. Il a fallu descendre à ce niveau et renforcer toutes les fondations existantes. Les panneaux de toiture sandwich isolants autoportants de type Sapisol sont fabriqués avec revêtement intérieur et extérieur, sur une âme en polystyrène et peuvent être usinés pour s’emboîter les uns sur les autres sur des cintres.L'isolation thermique est bonne, en revanche, les performances acoustiques du système sont médiocres, notamment avec les bruits de pluie.
Il est possible que le zinc sur tasseaux fassecaisse de résonance, et cela malgré une double couche d’isolation phonique.L’architecte conseil de la mairie n'a pas souhaité de bardage bois en pignon, mais des panneaux de type fibres-ciment, avec une teinte en accord avec l’environnement bâti.Ceci évite aussi l’entretien en pignon. Le bardage en façade principale est en pin rétifié, choisi pour sa teinte et pour son évolution dans le temps. Les menuiseries extérieures, sont des blocsbaie, avec les fourrures extérieures, ce qui évite de rapporter un encadrement.

La coupe

Poutre porteuse : supporte les panneaux d’ossature 45x120mm, le contreventement, pare-pluie, tasseaux et bardage à l’extérieur, pare-vapeur et BA13 à l’intérieur. C’est une maison de ville. Le choix s’est porté sur du BA13 pour éviter le tout bois intérieur. Pour le plancher, solivage avec une isolation dans le plancher et un plafond suspendu type BA13. Au-dessus, on devine les panneaux Sapisol, surface finie à l’intérieur, lasurée le cas échéant.

> 1 et 2

La toiture courbe est réalisée avec
des profils intégrant un parement
et un contre parement en bois, autour
d’un isolant. Les profils ont été taillés
avec une machine à commande
numérique afin d’épouser
parfaitement le galbe de la courbe.
> 3
L’escalier en colimaçon a été
fabriqué en place.
> 4
Le coeur de la maison distribue les
autres espaces. Il est éclairé côté rue
par des baies, de l’autre côté par un
éclairage zénithal.

Pavillon existant surelevé
Toiture avec feuille zinc prépatiné
Parements bois rétifié et panneaux
Nature coloré


Prix de construction constatés

(valeurs actualisées en septembre 2006)
Reconstruction et extension d’un pavillon à Issy-les-Moulineaux
DÉSIGNATION Montant HT % SHAB SHAB
actualisé
155
155
Démolition - maçonnerie - VRD
60 000
18%
387
410
Charpente - ossature bois - bardage
97 846
29%
631
668
Couverture - zinguerie
22 500
7%
145
154
Menuiseries extérieures bois & VR
25 743
8%
166
176
Métallerie - serrurerie
16 000
5%
103
109
Total clos couvert
222 089
66%
1 433
1 516
Menuiseries intérieures & plâtrerie
26 200
8%
169
179
Carrelage - faïence
4 100
1%
26
28
Revêtements de sols - parquets
12 000
4%
77
82
Peinture - papiers peints
19 000
6%
123
130
Total parachèvement
61 000
16%
395
418
Chauffage - VMC - plomberie sanitaire
Electricité courants forts et faibles
53 000
16%
345
365
Total fluides
53 000
16%
345
365
Total construction en euros HT
336 889
100%
2 173
2 300
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