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  maison bois
À L'HEURE H
Et de quatre ! Une nouvelle fois, le travail de l’architecte
Jean Julien-laferrière a conquis les visiteurs du salon
qui lui ont attribué le prix du public.
L’homme de l’art inscrit son nom au palmarès avec une maison …Alphabétique.
 
Texte : Vincent Girardet
Photo : Denis Svartz


plage de bois
 

Les effets de transparences et les ambiances lumineuses ont sans conteste pesé sur le choix des visiteurs. Un regal pour les yeux. La plage de bois qui s’étire au-dehors se pare de bois exotique.
L’ipé fait merveille pour un emploi en extérieur et spécialement pour les decks de piscine.

  toiture shingles terasse bois
 

La toiture est couverte de shingles, des bardeaux bitumeux très employés en Amérique du nord. Il s’agit d’un matériau souple et léger composé d’une feuille de feutre asphalté (ou bitumé) renforcée de fibres de verre, pour donner la rigidité, et colorée par des granulés minéraux. Ici une teinte verdâtre a été choisie.

  cuisine terasse terasse ipé
  Comme souvent dans ses réalisations, l’architecte Jean Julien-laferrière offre aux façades d’importantes
surfaces vitrées qui permettent au regard de se balader d’un espace â l’autre.
 
C’est ce qui s’appelle être à l’heure au rendez-vous.
Une fois n’est pas coutume, l’architecte se distingue avec un nouveau prix du public, le troisième dans cette catégorie en quatre ans. Il faut dire que le projet avait tout pour séduire les visiteurs, très sensibles à l’es­thètisme et aux ambiances. La maîtresse des lieux apprécie de voir sa maison plébiscitée : “On se dit que l’on a réussi à concevoir un endroit dans lequel les gens s’imaginent pouvoir vivre.” L’inverse serait étonnant lorsque, à la nuit tombée, on contemple le spectacle offert par les lumières qui illuminent l’ensemble dans un jeu d’ombres et de couleurs.
Intimité
Au-delà de cette apparence, c’est encore autre chose qui attire l’oeil sur ce projet. Ce qui d’em­blée le différencie et intrigue c’est sa forme. Impossible d’y échapper. Le plan en H n’est pas un concept fréquent. Explications de l’archi­tecte sur ce parti pris architectural “La forme découle directement de l’environnement dans lequel le terrain se trouve. Ici les maisons sont très proches des limites séparatives. Il fallait donc réussir à créer une maison ouverte tout en se préservant du voisinage. Cette forme quelque peu dissymétrique permet de ménager des zones d’intimité.”

La maison se développe également dans un plain-pied pour occuper pleinement l’espace et composer un lieu de vie à la fois ouvert et préservé. Malgré le risque de vis-à-vis, il n’était pas question de se calfeutrer dans un bunker, quand bien même serait-il en bois. En extérieur, ce “double U” initie une véritable intimité, concrétisée par un double patio, côté entrée et côté piscine, et des volumes étirés qui font écrans aux constructions voisines. De cette manière, la famille profite avec bonheur de son environnement, blottie entre des bras bardés de mélèze. “Elle correspond exactement à ce que nous voulions. L’architecte a bien compris ce que nous avions esquissé à savoir un plain-pied avec des satellites de vie”, poursuit la propriétaire.

Et l’intervention d’un architecte se révèle judicieuse. Jean Julien-Laferrière remodèlera ainsi " l’espace enfant" que les parents imaginaient comme un cube. Il le transforme en un long bras de bois et de verre, exploitant ainsi au mieux l’étendue du terrain. “Ce qui était une bonne chose puisque cela dégage véritablement le patio”, note la propriétaire. L’idée permettra aussi de mieux se protéger du voisinage.
L’intérieur bénéficie bien évidemment de l’implantation générale, à l’image du salon qui profite d’un emplacement judicieux. Central, il est le coeur de la maison, protégé, lui aussi, de part et d’autre par ces longs volumes.
salon
Le salon fait le lien entre les deux longs bras
et la maison mais également entre l’arrière
et l’avant du terrain.

Les sols des pièces à vivre sont couverts
d’un carrelage grand format sur
un plancher chauffant au gaz.

  Ainsi calé, il demeure à l’abri des regards.Vitré ses quatre cotés, il multiplie néanmoins les axes de transparence et les vues, et offre un accès royal aux extérieurs, en particulier à la plage d’ipé qui serpente au-dehors et enlace la piscine. Sa position, véritablement stratégique, et sa transparence font de lui un interlocuteur privilégié entre le foyer et son environnement.

 
Transparence
La communication intérieure et extérieure est un thème récurrent chez un grand nombre d’architectes mais Jean Julien-Laferriére le cultive avec ferveur. Pour le plus grand bonheur de cette famille, la lumière s’invite le plus tard possible grâce aux ouvertures qui ponctuent les façades. Les ouvrants prolongent également les espaces vers la nature et développent un lien naturel entre intérieur et extérieur. Dans le cas d’une maison de plain-pied, comme ici, la sensation de continuité entre les deux mondes est flagrante. Les baies s’envisagent comme une frontière symbolique et non comme une limite séparative rigide. Les circulations intérieures et extérieures s’en trouvent par ailleurs fluidifiées. Cette maison semble avoir été faite sur-mesure pour cette propriétaire qui ne supporte pasles volets fermés et les petites fenêtres. L’implantation des volumes et les grandes baies offrent une impressionnante amplitude de mouvement. On jongle d’une pièce à l’autre par le salon. On saute des chambres à la cuisine par l’extérieur. On traverse l’intérieur pour se balader d’un patio à l’autre. Les regards volent de volume on volume. La disposition des modules de vie a permis de multiplier les axes de communication. Une communication parfois détournée comme le note la propriétaire “La longue galerie des enfants est entièrement vitrée, je peux donc les voir depuis la cuisine. Ils l’ont bien compris et ils en profitent pour me faire des grimaces.” Pour vivre heureux vivons cachés ? Oui et non. Ce projet démontre qu’une juste composition permet de s’affranchir de certaines contraintes. S’ouvrir sans se découvrir était le leitmotiv du projet.

  pavés de verre
Habillée de pavés de verre, cette douche ponctue
le long espace de nuit et participe a l’ambiance nocturne.
  cloison salle de bain
Une cloison très légère sépare la chambre de la salle de bains offrant 2 espaces à un seul volume.
  Difficile de faire plus organisé. Ce vaste plain-pied se développe dans un H légèrement dissymétrique et affirme une séparation nette entre les espaces de nuit et de vie. Dans cette organisation, le séjour assure le lien entre les deux. La chambre parentale avec salle de bain et dressing se désolidarise de la longue galerie dans laquelle se regroupent les chambres d’enfants. Clairement la forme laisse la maison ouverte sur son environnement tout on ménageant des zones d’intimité grâce aux longs volumes qui protégent les intérieurs et forment deux patios a l’arrière et l’avant de la maison.

Architecte : Jean Julien-Laferrière - Lyon (69)
Nous remercions la rédaction de  Maisons & Bois International
pour leur aimable autorisation de publication.
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